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 Prologue

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Captain Bae
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Date d'inscription : 11/05/2014

MessageSujet: Prologue   Dim 22 Jan - 16:06

LES CHRONIQUES D'ARDA

PROLOGUE : MAELYSS

Décembre 1602 _ Calendrier de Faery

« Dame Maëlyss. Votre père … L'empereur est mort. »

Lentement, la jeune femme se retourne vers le soldat venu délivrer le message. Des gouttes de sueur tombent sur le visage de ce dernier. Si cet instant crucial le fait céder à la panique, la fille de l'empereur refuse de se laisser affecter par le drame qui va donner tout un tournant à sa vie. Calme, Maëlyss se détourne de la fenêtre pour plonger son regard violacé dans celui troublé du guerrier. Aussi horrible que soit la nouvelle, elle n'est pourtant pas surprenante. Voila maintenant des jours que la rumeur du décès de l'Empereur se propage dans le royaume d'Angulòce. Elle aurait préféré que cela reste une rumeur. Qu'elle n'ait pas à faire face à ce destin. Malheureusement, elle n'a pas eu les cartes en mains.

« Et Merwen ? » demande-t-elle après une hésitation.
« Son état est stable, mais sa santé ne s'est pas améliorée. »

Le silence accueille ses mots. Qu'est-ce que Maëlyss aurait donné pour que son frère soit sur pieds et qu'il prenne le royaume en mains ?

« Je vois … Vous pouvez disposer, Sir Leord. »
« Mais … Lady Maëlyss, nous devons tenir un conseil pour- »
« Pas maintenant. » Le coupe la jeune femme aux sombres cheveux violets.
« Mais le royaume ne peut rester sans dirigeant ! »

Plutôt que de lui répondre, Maëlyss c'est déjà éclipsée du salon où elle se tenait quelques instants plus tôt. Ce n'est pas le moment de se laisser aller aux sentiments et à la détresse, il lui faut prévenir son frère. Traversant les couloirs lumineux du temple, même les chuchotements des servantes ne l'atteignent pas. Son pas lent, mais déterminé, grimpe un étage pour se stopper devant une porte surveillée par deux gardes. En voyant la cadette, ils cessent leurs bavardages, optant pour une tenue plus solennelle.

« Ne prenez pas garde à moi. »

D'un geste rapide, elle frappe vaguement à la porte avant d'entrer. La chambre est plongée dans la pénombre. La fenêtre à peine ouverte laisse entrer une légère brise qui vient caresser le visage de l'endormit. Maëlyss s'approche et se penche vers ce jeune homme qui lui ressemble tant. Merwen aurait pu paraître apaisé si la fatigue ne déformait pas ses traits. Néanmoins, sa jumelle note que son souffle est stable, ce qui, en soit, est un grand progrès. S'agenouillant à son chevet, elle laisse les riches tissus de sa robe traîner sur le sol. Attrapant le chiffon humide sur la petite table, elle éponge doucement son front, jusqu'à que Merwen ouvre les yeux. Leur regard identique se croise. C'est certainement en voyant cette expression chagrinée que le guerrier comprend.

« Père ? »

En toute réponse, un mouvement négatif de la tête. La mâchoire de Merwen se crispe. Il n'a pas besoin de parler pour qu'elle comprenne.

« Tu n'es pas responsable Merwen. »
« Bien sûr que si. S'il c'est rendu à Istyar, c'est uniquement de ma faute. »
« C'était son choix. Et c'est le devoir d'un père de protéger ses enfants. Il est parti pour te trouver un remède et je suis persuadée que jusqu'au bout, il n'a pas regretté son choix. Son seul regret est certainement de ne pas avoir rapporté le remède. C'était son devoir. »

Merwen est connu pour être un guerrier têtu. C'est un défaut appréciable lorsqu'on fait parti de l'élite. Les dragonniers masqués de l'Empereur. Jusqu'à maintenant, le visage du jeune homme n'est pas connu des citoyens. Et même parmi les nobles, seules quelques personnes de confiance peuvent se vanter d'avoir pu voir ce visage. Discret, rapide, efficace. Mais aujourd'hui, frappé par une malédiction, Merwen n'est plus que l'ombre de lui même.

« Maudis soient les magiciens. » fait-il en se redressant, grimaçant de douleur. Le dragonnier s'appuie sur ses avants bras pour ne pas chuter dans le lit, assit sur son matelas. « Et maudit soit père et sa crédulité. Que pensait-il ? Marchander avec eux ? On n'obtient rien de bien des magiciens, l'Histoire le montre. Il est bien placé pour le savoir. … Etait bien placé. »

Si sa voix c'est faite forte et agacée, elle perd en intensité à la fin de sa tirade. Son visage se crispe une nouvelle fois et un râle de douleur s'échappe de sa gorge. Prit d'un vertige, c'est sa sœur qui l'empêche de retomber brutalement, en le poussant délicatement sur l'oreiller. Maëlyss se redresse pour aller ouvrir les volets et fermer la fenêtre. Dans la pièce éclairée, elle discerne plus facilement le visage de son frère, qu'elle ne quitte pas des yeux.

« Ne me dévisage pas. » fait le fils de l'Empereur, irrité.

Sa colère est compréhensive. En ce jour de deuil, ils ont perdu leur père, mais sa propre vie dépérit de jour en jour. Il suffit de voir la pourriture noire sur son visage qui se répand maintenant sur son corps. Il tombe en lambeau, littéralement. Elle sait que Merwen n'a pas besoin de sa compassion et encore moins de sa pitié. Il a bien trop d'orgueil pour tolérer ce qu'il lui arrive. Et la culpabilité qu'il ressent face à la mort de leur père n'est pas faite pour arranger son état.

« Angulòce ne peut rester sans Empereur. Merwen, tu dois te reprendre. Te battre. Le rôle de Père te revient. Le royaume a besoin de toi. »

Un froncement de sourcils accueille les paroles de la jeune femme. Maëlyss le voit bien, Merwen ne partage pas son avis. Un soupire franchit ses lèvres, déjà las de la discussion.

« Ne te fais pas de faux espoirs. Je me décompose Maëlyss. Et même si on trouve un remède, le royaume n'a pas besoin d'un Empereur dont le visage leur est inconnu. C'est quelqu'un de familier qui doit prendre la suite. L'Impératrice, ce sera toi. »

Un sourire naquit sur le visage fatigué, remplit de fierté mais aussi de taquinerie. La nouvelle lui fait l'effet d'une bombe et il en a bien conscience. Les yeux écarquillés, Maëlyss a un mouvement de recule, choquée.

« Je ne connais rien à la politique. Tu es préparé à ça depuis ton plus jeune âge. »
« Mais ça n'a jamais été mon destin. Je t'aiguillerais. Tu as aussi des conseillers. Le royaume a besoin de toi Maëlyss. Et je suis persuadé que le conseil sera du même avis. Tu as leur confiance. »

Peu convaincue, elle secoue la tête.

« Mais pas celle du peuple. C'est une personne forte qu'ils attendent. Quelqu'un d'expérimenté, qui sait réagir à toute situation sans être influençable. La guerre va débuter, nous le savons tous. Ils ont besoin d'espoir, d'assurance et de force. »

Merwen ne se laisse pas décourager pour autant. Une fois encore, il se redresse sur son lit et attrape les mains de sa sœur, assuré et peu inquiet. Il aimerait ainsi lui transmettre sa volonté et ses certitudes.

« C'est vrai, ils penseront que tu n'es qu'une gamine sortie du berceau. »
« … Merci »
« Laisse moi terminer. Mais … Je te connais Maëlyss. Tu n'as rien à me prouver à moi, c'est vers le peuple que tu dois te tourner. Prouve leur ta valeur, gagne leur confiance. Montre leur que la force de Père, réside en toi. Montre leur ton héritage. »

Tant de noblesse, tant d'espoir … Et tant de belles paroles. La vérité est que Maëlyss ignore comment prouver cela. Elle n'est même pas sûre d'avoir cette dite force. C'est une lourde responsabilité qu'on lui met sur les épaules, et au mauvais moment. Si elle n'est pas à la hauteur, si elle commet un erreur … Ce sera la fin du royaume des dragonniers. Mais pas que. Si un royaume de l'Alliance tombe, c'est l'espoir qui prendra fin. Ainsi que le début d'un règne de terreur.

« Je ne sais comment m'y prendre. Qu'est-ce que je connais d'eux après tout ? Je ne connais ni leurs attentes, ni leurs forces. Je ne saurais exploiter leurs capacités pour les mener à la victoire. »

Merwen lui laisse un moment de repos pour remettre ses idées en place, puis termine.
« Tu n'es pas seule. Tu n'es pas le seul facteur. Nos avons le roi elfique. Pas seulement. Les choses sont déjà en marche. Ils arrivent. »
« …. La prophétie. » souffle Maëlyss avec compréhension et espoir. C'est comme une légende qui prend vie.
« La prophétie. » confirme-t-il simplement.



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